Jeux de Confiance – Chap 21 > FIN <

Jeux de Confiance V2 Fb

Dimanche 14 janvier 2018

Louise

Je me réveillais dans les bras de Tony. Nous étions nus et son torse étais collé contre mon dos, son bras entre mes seins. J’étais incroyablement bien. J’avais la sensation d’avoir fait l’amour pour la première fois. Tout ce qu’avaient pu me donner mes ex n’était rien. Kevin avait eu tort, je n’étais pas frigide. Je ressentais le plaisir au-delà de mes espérances. Je n’avais pas eu mal, tout avait été bon. Chacun des gestes de Tony m’avait guidé vers l’orgasme. Et en prime, il m’aime et je l’aime ! Mon cœur se sentait comme sur un coussin, léger et chaud, en sécurité entre les mains de cet homme. J’y croyais. Il avait des sentiments pour moi et c’est ce qui avait changé son comportement. J’étais heureuse.

Il se réveilla tout doucement et me serra contre lui dans un grognement. Je me tortillais pour être face à lui et profiter de son réveil. Il bailla longuement et s’étira de tout son long. La couette glissant sur son torse, j’admirais chaque partie de son corps parfaitement sculpté. Je ne pus m’empêcher de laisser glisser mes mains sur lui tandis qu’il restait allongé sur le dos. Il me regarda, les yeux pleins de sommeil et le sourire aux lèvres, tandis que je vins déposer ma bouche sur son bras, son épaule et son torse. Ses poils sentaient son parfum et quelque chose monta en moi. Se pouvait-il que je sois de nouveau excitée ? Lorsque je soulevais la couette afin de continuer ma découverte de ce corps d’athlète au petit matin, je vis que mon apollon aussi semblait d’attaque.

Je le regardais, soudainement désireuse d’une autre étreinte mais ne sachant pas comment l’obtenir. Il me fit remonter vers lui et caressa allégrement mes fesses. Il sembla tout à coup tout à fait réveillé en m’embrassant vigoureusement. Après plusieurs caresses explicites, il courra chercher une boite, de laquelle il sortit un autre carré de plastique. De retour dans le lit, il me fit glisser sur lui et entourer ses hanches de mes cuisses. J’appréciais son sexe tout contre le mien, prêt à venir en moi. Il me donna un autre orgasme et nous retombâmes sur le lit, de nouveau épuisés.

C’est ainsi que nous passâmes le dimanche, une bonne partie de la matinée au lit ou dans la salle de bain. Mon corps était au comble de son épanouissement. J’aimais réellement ça… le sexe. Moi qui étais persuadée d’être à côté de tout ça, je découvrais qu’il faudrait du temps avant de me rassasier.

Je ne me lassais pas non plus d’écouter ses mots doux et ses compliments. Chaque mot se reflétant dans ses yeux et son sourire. Il était si sincère que j’avais envie d’en pleurer. Il ne demandait rien de moi, simplement d’être heureuse et de lui accorder ma confiance.

L’après-midi, nous retournâmes sur la plage, marchant sur les quais et profitant de doux rayons du soleil. En rentrant à Sindafi, je n’avais pas envie de dormir seule chez moi. Alors je pris un plaisir immense à m’allonger près de lui dans son canapé lit. Nous refîmes l’amour, ses yeux rivés aux miens tandis que nous jouissions de cette union charnelle.

Dimanche 18 février 2018

Depuis notre weekend à la mer, mon quotidien avait bien changé. Tony et moi dormions ensemble chaque nuit. Je ne voulais plus me passer de lui et c’était réciproque. Même lorsqu’il sortait avec ses potes et que je ne voulais pas me joindre à eux, il rentrait, laissant le groupe aller en boite. Lui préférait me rejoindre dans mon lit.

Ce jour-là, j’étais un peu anxieuse car nous allions voir son père. Tony l’avait invité à manger et il n’allait pas tarder. Nous avions passé la matinée à cuisiner un rôti et une tarte au chocolat. Lorsqu’on frappa à la lourde porte de fer, Tony me lança un coup d’œil en allant ouvrir.

— Bonjour fiston !

— Bonjour P’pa.

— Alors, elle est où cette demoiselle qui a su atteindre le cœur de mon garçon ?

— Je te présente Louise. Lou, voici mon vieux.

Je m’approchais de lui, la main tendue pour une poignée de main. Au lieu de ça, son père tendit les bras et me serra rapidement contre lui. Il était plus petit que Tony, une moustache aussi grisonnante que ses cheveux et les yeux pétillants de malice. Il respirait la gentillesse et son accolade me montrait à quel point il pouvait être chaleureux.

Nous passâmes à table et je compris rapidement d’où venaient toute la douceur et la gentillesse de mon petit ami. Son père était un peu bourru mais on pouvait rapidement voir qu’il avait le cœur sur la main. Il nous regardait avec tendresse lorsque Tony glissait sa main sur mes épaules ou m’embrassait légèrement en passant.

Comme tout bon père, il me raconta des épisodes gênants de l’enfance de Tony et nous rîmes ensemble sous le regard désabusé de Tony. Alors qu’il s’apprêtait à partir, il s’arrêta sur le pas de la porte.

— J’ai été très heureux d’avoir enfin fait votre connaissance Louise. Je vois que vous rendez mon fils heureux et qu’il en fait de même pour vous. Passez au garage un de ces jours, vous verrez combien il se débrouille bien mon grand gaillard.

— Ce sera avec plaisir. Je suis très heureuse de vous avoir rencontré. Je sais d’où Tony tient toutes ses meilleures qualités maintenant, dis-je un brin taquin.

— Ha ! En voilà une qui sait y faire. À très bientôt les jeunes.

— À demain papa. Rentre bien, répondit Tony à côté de moi.

Après avoir refermé la porte derrière lui, il se jeta sur moi, me plaquant contre le mur où nous fîmes l’amour. Comme toujours, il me couvrit d’amour et de tendresse.

Dimanche 4 mars 2018

J’avais décidé de présenter Tony à mes parents, ma tante étant conviée pour l’occasion. Ma mère était tout sourire et mon père ne cessa de marmonner dans sa moustache. Mais peu importe, j’étais fière de me tenir près de Tony et de sentir sa main dans mon dos, dans la mienne ou sur ma jambe.

Le repas se passa tranquillement et je remarquais les regards un peu trop gourmands de ma mère sur mon petit copain. Elle sembla désolée de l’ignorance dont faisait preuve mon père pour notre visiteur. Quant à moi, je préférais ça à ses tirades ridicules et pleines de préjugés. Par chance, Tony aimait aussi le foot. Alors quand mon père alla s’installer dans le canapé pour aller regarder un match, je hochais la tête en signe d’approbation au regard interrogateur de Tony. Il alla s’installer et je leur apportais deux bières.

— Tiens papa. Tony va regarder le foot avec toi, tu sais….

— T’as bien raison mon gars, s’exclama-t-il en tendant sa canette devant Tony sans me laisser finir ma phrase. Il vaut mieux les lasser tranquille dans ces moments-là. Faut toujours qu’elles bavardent, elles ne peuvent pas s’en empêcher.

Tony et mon père firent claquer leurs boissons et se mirent à échanger sur leurs équipes préférées. Je retournais rapidement m’assoir à table. Ma mère profita de ce moment pour me confier qu’elle avait adoré mon manuscrit. Elle en avait les joues roses mais sa sœur l’encouragea du regard. Nous bavardâmes un long moment de ce qu’elle préférait. Elle m’avoua enfin qu’elle appréciait aussi les colonnes que je publiais dans le magazine. J’étais heureuse de la soudaine franchise de sa part. Loyle aussi paraissait particulièrement contente.

Vendredi 9 mars 2018

Comme d’habitude, Tony avait toujours une marque d’attention pour moi, un geste tendre, un compliment glissé à l’oreille, un baiser déposé dans le cou ou sur mes lèvres. Il était affectueux et un parfait amant. Je l’aimais plus que je ne pourrais jamais aimer de ma vie. J’étais comblée.

Alors c’est tout naturellement que nous étions dans un appartement que nous visitions en vue de le louer ensemble. Et c’est là qu’allait débuter enfin ma vie, ma vraie vie. J’avais repris l’écriture de mon livre et étais arrivée à détacher mon personnage de Tony. Ma mère et sa sœur étaient devenues addictes et réclamaient sans cesse les pages suivantes. Bien sûr, tante Loyle était aux anges depuis que je lui avais raconté, sans les détails, notre weekend romantique. Elle accueillait Tony tous sourires lorsqu’il m’accompagnait à l’occasion. Tony l’appréciait beaucoup également.

J’étais dans cette pièce immense, remplie des lumières qui traversaient les baies vitrées de cet appartement qui serait le nôtre. Je l’avais su après à peine quelques minutes. Et mes regards échangés avec Tony ne faisaient que me le confirmer.

Mardi 13 mars 2018

Tony

J’étais au garage, affairé au remplacement d’une boite de vitesse. Mon père s’approcha de moi, il avait l’air tout penaud.

— Qu’est que t’as P’pa ?

— Faut que j’te parle…

Je m’essuyais les mains sur un chiffon et m’approchais de lui.

— Je t’écoute.

— C’est gênant gamin, mais j’tiens à connaître ton avis. Qu’est-ce que tu dirais si… enfin… comment dire. J’aimerais bien refaire ma vie, tu vois… Ça fait un bout de temps maintenant que je suis seul et… bah… ta mère elle ne reviendra pas.

Il marmonnait dans sa moustache et passait d’un pied à l‘autre sans cesser de s’agiter.

— Tu me fais marrer ! On sait tous les deux qu’elle ne reviendra pas et c’est très bien comme ça. Bien sûr que tu peux refaire ta vie.

— En fait… j’me suis lancé avec Monique, tu sais, la proprio du restaurant.

— Enfin ! Et alors ?

— Bah, apparemment elle attendait que ça !

Je ris de bon cœur en le prenant dans mes bras. Il rit de soulagement devant ma réaction. Mon vieux avait enfin passé le cap. À croire que de me voir avec Lou et peut-être aussi Arthur avec Marie, l’avait enfin fait réagir. J’étais heureux pour lui. Il me serra, visiblement soulagé par ma réaction.

Vendredi 17 mars 2018

Louise

Comme d’habitude, j’allais rendre visite à ma tante. Elle était de plus en plus épanouie ces dernières semaines et je compris enfin pourquoi en voyant qu’un homme se trouvait dans son salon lorsque j’arrivais chez elle.

— Je te présente Fabrice, ma chérie.

— Enchantée, je suis Louise.

L’homme, plutôt bien bâti pour son âge, grisonnant au niveau des tempes et des yeux pétillants, me serra la main.

— Il vient m’aider pour l’entretien de cette vieille maison. Je n’y arrive plus toute seule, tu sais.

— Ah… Oui je vois tata, super. Merci pour votre aide Fabrice. Ma tante avait grand besoin de bras comme les vôtres pour l’aider, répondis-je en la regardant, toute gênée de son demi mensonge.

Nous passâmes l’après-midi à discuter et je vis que les deux jouaient de clins d’œil et d’attentions l’un envers l’autre. Je lançais un regard plein de sous-entendu à tante Loyle en la quittant plus tôt qu’à l’accoutumée ce jour-là. Tout comme le père de Tony, elle avait enfin décidé de reprendre sa vie amoureuse en main.

Samedi 7 avril 2018

Tony

Nous étions chez nous, les cartons remplissaient les espaces et ma douce Lou était affairée à déposer ses livres sur un meuble. Jamais au grand jamais je n’aurais pensé un jour avoir un « chez nous » avec une femme. Finalement, j’étais heureux d’avoir préservé mon cœur aussi longtemps pour elle. C’est comme si tout mon corps et toute mon âme l’avait attendu.

Lorsque mes amis et nos familles furent partis et que je me retrouvais enfin seul avec elle, je la pris dans mes bras.

— Je suis si heureux avec toi.

— Tu me rends heureuse aussi Tony.

— Tu sais ce que je crois ma belle ?

— Dis-moi.

— Je crois que nous ne sommes qu’au début d’une vie pleine de bonheur. Ce sera bien mieux que dans tes livres. Je te promets de te combler et de t’apporter tout ce dont tu as besoin. Je veux vivre avec toi et vieillir avec toi. Je t’aime plus que tout, tu es à moi et le resteras pour toujours.

— Oh Tony, tu me combles déjà bien au-delà de toutes mes espérances. Tu fais partie de moi et je ferais tout pour vivre près de toi. Je t’aime de tout mon cœur.

Nous nous embrassâmes, nos corps et nos cœurs remplis de joie, confiants en l’avenir et en l’amour.

FIN

 

Le mot de l’auteure

J’espère que cette histoire vous aura apporté de la douceur et de la joie. N’hesitez pas à ajouter votre commentaire, tout avis est bon à prendre.

Je vous remercie pour votre lecture et vous dit à très bientôt !

Milie

2 commentaires sur “Jeux de Confiance – Chap 21 > FIN <

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