Jeux de Confiance – Chap 16

Jeux de Confiance V2 Fb

Lundi 1er janvier 2018

Tony

Lou était rentrée chez elle pour se changer et rendre visite à sa tante et à ses parents. Arthur passait la journée avec Marie et nous allions rendre visite à notre père le soir pour dîner. Lou avait refusé mon invitation, expliquant qu’elle passerait également la soirée en famille. J’étais déçu, j’étais prêt pour la présenter à mon vieux.

Mardi 2 janvier 2018

Arthur était rentré avec sa copine à la fac. Ils voulaient profiter d’un peu d’intimité avant la reprise des cours. Quant à moi, je passais la journée à écouter de la musique. Je cogitais au sujet de Lou. Comment la pousser à lâcher prise ? Je savais qu’elle me désirait, peut-être pas autant que moi, mais c’était déjà ça. J’avais réussi à savoir d’Arthur – Marie le lui avait dit la veille – qu’elle n’était plus vierge. C’était déjà ça, mais ça voulait dire que, peut-être, c’était à ce niveau qu’elle avait surtout peur. Certes elle ne m’avait pas présenté à ses parents et ne semblait pas pressée de rencontrer mon père, mais j’avais l’impression que c’était surtout sur le plan intime que cela clochait.

D’accord, au nouvel an, l’alcool semblait l’avoir dévergondé. Mais le fait d’être dans un lieu différent l’avait peut-être encouragé à sortir de ses habitudes et de ses peurs. Pourquoi ne pas l’emmener loin d’ici, loin de cette ville ? Prendre la voiture, réserver un joli hôtel, un coin romantique près de la mer et peut-être qu’elle me ferait assez confiance pour passer ce cap qui semblait la freiner.

Ensuite, nous pourrons enfin avancer et être un vrai couple. Car pour l’instant, j’avais l’impression d’être un adolescent courant derrière une pucelle. Jamais de ma vie je n’avais eu ce genre d’espoir. C’était la première fois que j’avais envie de construire quelque chose avec une femme.

Dès qu’elle était près de moi, mon cœur semblait battre à un autre rythme. Son sourire m’enchantait et son rire me faisait vibrer. Je me projetais avec elle, je voulais dormir chacune de mes nuits auprès d’elle et être celui qui la ferait rire. Pourtant, le chemin me semblait long ! Mais j’avais confiance en elle, elle ne m’abandonnerait pas car nous tenions l’un à l’autre. J’en étais sûr. Alors c’était décidé !

Jeudi 4 janvier 2018

Louise

Nous avions commencé la nouvelle année en beauté et dans la joie mais aussi la douceur. J’avais passé une nouvelle nuit avec Tony, pourtant il n’en avait pas profité et je lui en étais reconnaissante. Sans doute la présence de son frère l’avait retenu.

Je dois avouer qu’au cours de la soirée, mon désir était grimpé plus haut que jamais. Cependant, je ressentais de moins en moins l’envie de passer à l’étape suivante avec Tony. Même si, plus les jours passaient, plus j’avais besoin de lui, de sa présence, de ses baisers et de ses compliments.

J’avais parfois la sensation de l’utiliser car il voulait davantage. Je ne savais pas combien de temps il pourrait tenir, mais j’avais décidé de profiter de chaque instant passé auprès de lui, ne pouvant me résoudre à lui donner ce qu’il désirait. Certes, il était particulièrement sexy et je ne me privais pas de le regarder et de savourer la chaleur de son corps musclé. Mais j’évitais de penser à quoi que ce soit qui aurait pu éveiller en moi autre chose que du simple bien-être. Je m’évertuais à chasser de mon esprit toute trace de désir. Pourquoi ? Parce que j’avais la hantise d’avoir mal et qu’au-delà de ça, je savais qu’au moment où il m’aurait eu, tout changerait.

Après notre séance habituelle de sport du jeudi soir, nous étions installés dans sa camionnette, de retour devant mon immeuble. La séance avait été particulièrement éprouvante, il m’avait fait travailler de nouveaux exercices et j’avais les jambes en coton.

Il se tourna vers moi et prit mes mains entre les siennes. Mon cœur se mit aussitôt à tambouriner dans ma poitrine. Il avait le visage de quelqu’un qui allait m’annoncer quelque chose que je ne voulais pas entendre. J’aurais voulu m’enfuir à toutes jambes mais il me retenait entre ses paumes bouillantes.

— Tu as prévu quelque chose de spécial pour ce weekend ?

— Non, pourquoi ?

— Eh bien, je me demandais si… enfin… si tu aimerais m’accompagner ce weekend…

— T’accompagner où ? Ma voix sonnait tout à coup froide et nerveuse.

— Tu me fais confiance, non ?

— Dits-moi juste où tu souhaites m’emmener.

— J’aurais voulu garder la surprise mais, disons que ce serait un weekend tous les deux. Nous ferions un peu de route et dormirions dans une ville en bord de mer et…

Ses mots claquèrent en moi et je compris ce qu’il voulait. Mon cœur trembla et j’eus du mal à fixer mon regard sur lui. Il allait me conduire là-bas, me garder près de lui, me persuader et… Soit j’allais souffrir, soit nous allions passer trois jours merveilleux que jamais je n’oublierais et ensuite… Il m’abandonnerait. Dès qu’il m’aurait eu dans son lit, dès qu’il m’aurait rendue folle amoureuse de lui, il ne m’appellerait plus. Je perdrais tout ce que j’ai. Il en était hors de question, mieux valait en rester là pour le moment.

— Non Tony. Je ne peux pas. Écoute je suis fatiguée, je vais rentrer maintenant.

— Quoi ? Mais attends !

Je retirai mes mains de son emprise et sortis de la voiture. Rapidement arrivée à la porte de mon immeuble, j’étais complètement apeurée. Il allait me suivre et je ne saurais pas quoi faire. Je devais m’échapper au plus vite. Je courus sans me retourner. Arrivée à la porte de mon appartement, je tremblais de tout mon corps. J’eus du mal à déverrouiller la serrure et à la refermer derrière moi. Je regardai par la fenêtre, son véhicule était toujours là. J’attendis, aux aguets, et je vis sa camionnette s’éloigner. Je me sentis alors plus perdue que jamais en le voyant partir. Qu’avais-je fait ?

Vendredi 5 janvier 2018

Tony

Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit. Je ne comprenais toujours pas comment tout avait pu se retourner ainsi contre moi en quelques mots. D’accord, elle avait peur de quelque chose. Mais de quoi ? Était-ce dû à sa relation chaotique avec son père ? De ce que j’en savais, il lui avait inculqué un bon nombre d’idées idiotes et tout autant de préjugés.

Sa réaction était tout à fait disproportionnée ! Et de toute manière, pourquoi partir ainsi ? Elle pouvait simplement me dire qu’elle ne préférait pas partir en weekend pour le moment, et nous nous serions dit au revoir… Mais fuir ainsi, c’était vraiment dur à supporter pour moi. Je ne savais plus quoi faire. Devais-je l’appeler, lui envoyer un message, aller la voir ? Aurais-je dû la suivre pour la réconforter et la rassurer sur mes intentions ? Je n’aurais pas pu, car elle savait très bien ce que j’attendais d’un voyage comme celui-ci.

Elle avait l’air apeurée et perdue. J’aimerais qu’elle me raconte, je voudrais comprendre. Au lieu de ça, elle me laissait sans un mot, sans une explication. Nous sommes des adultes et ce genre de comportement est complètement enfantin ! Je sentis la colère monter. J’étais blessé et surtout, je me sentais abandonné.

Je passais quelques coups de fil afin d’annuler les quelques réservations que j’avais fait et perdais au passage quelques billets. Mais ça, ça n’avait aucune importance. Ce qui me préoccupait, c’était de l’avoir perdu, elle. Combien de filles auraient rêvé d’une telle initiative de leur petit ami ? Des centaines, j’en suis sûr. N’ayant rien d’autre à faire, j’allumais la console. Je tentais de chasser mes idées noires en jouant toute la journée.

Louise

En arrivant chez ma tante, je savais qu’elle allait rapidement comprendre que ça n’allait pas. Je n’avais pas de nouvelles de Tony et j’oscillais entre mon inquiétude d’aller plus loin avec lui et ma déception de l’avoir vu partir sans lutter pour moi.

Je ne tenu pas plus de cinq minutes avant de lui raconter les évènements de la veille. Elle soupira profondément et se perdit quelques minutes dans ses pensées. Elle paraissait triste, ça allait au-delà de ce que je vivais. Elle ne me donna pas de conseils cette fois et nous parlâmes de la suite de mon manuscrit qu’elle aimait beaucoup. Après quelques heures de bavardages, je partais de chez elle en ayant la sensation de ne pas avoir avancé. J’avais espéré qu’elle m’aiderait, mais elle avait semblé elle-même aussi égarée que moi.

Je n’avais pas le cœur à aller à la bibliothèque, alors je rentrais chez moi et me pelotonnais dans une couverture en lisant un livre. Je passais ainsi tout le weekend. Tony ne m’envoya pas de message et ne tenta pas de m’appeler. Comment pouvait-il abandonner si rapidement ? La tristesse m’envahit et je l’accueillis comme une vieille amie. C’était donc ça, toutes ses attentions n’avaient donc qu’un seul et unique but ? Lui ayant refusé une fois de trop de me donner à lui, il avait baissé les bras. C’était horrible de penser à lui ainsi. Je l’avais cru différent.

Jeudi 11 janvier 2018

Ma semaine fut bien triste, je n’étais sortie que pour effectuer quelques achats. Le reste du temps, j’avais travaillé sur mes traductions et j’avais pris plus d’avance que prévu. Je n’avais plus d’inspiration pour mon roman. Sans Tony, les mots ne sortaient plus et je n’y croyais plus. D’ailleurs, écrire une histoire d’amour avec le personnage que lui-même m’avait inspiré était contre mes forces. Pourrais-je finir un jour ce roman ? J’allais au lycée, sans lui, afin de poursuivre mon entrainement. Il me manqua terriblement et je ne terminais pas la séance. Nos fous rires, ses gestes sensuels, ses conseils, ses regards et ses encouragements me manquaient. Tout me manquait en lui. Je rentrais chez moi dans un état de déprime complet.

Vendredi 12 janvier 2018

Comme chaque vendredi, j’allais voir ma tante. Dès qu’elle ouvrit la porte, son regard me surprit.

— Alors, as-tu des nouvelles de Tony ?

— Non, fis-je, complètement dévastée.

— Es-tu allée le voir ? As-tu tenté de l’appeler ma biche ?

— Non, s’il ne veut plus de moi, ça ne sert à rien.

— Qui te dit qu’il n’attend pas désespérément après toi ?

— Je ne crois pas… Je ne sais pas quoi faire, fondis-je en larme.

Tante Loyle m’accueillit dans ses bras et me rassura tout en m’amenant au salon. Elle alla préparer le thé habituel et l’agrémenta de miel. Elle s’assit tout près de moi et me tendit un mouchoir en papier. Il était temps pour moi d’arrêter de pleurer. Je l’observais tandis qu’elle buvait une gorgée de thé. Elle s’essuya la bouche et s’adossa au dossier de son fauteuil, son regard se perdit et je sus qu’elle était de nouveau dans son passé, revivant ses souvenirs douloureux que je ne connaissais pas. Elle prit la parole, sans arrêter de regarder devant elle, dans le vague.

— Il était incroyablement beau garçon, j’étais folle de lui. J’avais dix-neuf ans et lui à peine vingt-deux.

Je me figeais sur mon siège. Je ne connaissais pas cette histoire. Je n’osais plus bouger de crainte de la gêner dans sa narration.

— Il s’appelait Philippe, il était galant et très bien vu de mes parents.

« Par chance, il me faisait des avances et m’invitait régulièrement à sortir. Je racontais toutes nos sorties à ma meilleure amie. Je t’en ai déjà parlé à plusieurs reprises, il s’agit de Rose. Chaque fois que je décrivais ses manières incroyablement romantiques, Rose soufflait et levait les yeux au ciel, râlant contre ma naïveté. Elle disait l’avoir vu à plusieurs reprises en ville avec des femmes. Qu’il était un coureur et qu’une fois que je me serais retrouvée dans son lit, il s’enfuirait sans se retourner, courant pour d’autres vierges trop jeunes pour comprendre son petit jeu.

« Elle se disait bien plus expérimentée que moi à ce niveau, étant déjà passée par là. Rose avait perdu sa virginité l’année passée et en avait gardé d’amers regrets. Au début, je ne la croyais pas, je pensais qu’elle était jalouse. Pourtant, chaque fois elle m’apportait de nouvelles preuves, de nouveaux noms de jeunes femmes qu’un tel avait vu au bras de Philippe. Un jour, je finis par la croire. J’avais vu mon amoureux à travers la vitre d’un restaurant. Il était aux côtés d’une femme, le bras autour de sa taille. J’étais partie en courant pleurer dans les bras de Rose. Celle-ci m’avait consolée et confirmée que je trouverais le bon mais que ce n’était pas Philippe.

« Après avoir refusé ses invitations des semaines durant, il a fini par se lasser. Je ne lui ai pas parlé de cette femme que j’avais vue à son bras et de toutes les rumeurs qui courraient à son sujet. J’avais trop honte d’être tombée dans son jeu et reconnaissante envers Rose de m’en avoir sortie à temps. Plusieurs mois plus tard, j’avais de plus en plus de mal à voir mon amie, elle était rarement disponible. Je me doutais qu’elle entretenait une relation avec un homme, au vu du sourire épanoui qu’elle arborait lors de nos après-midis de balade.

« Un jour, elle a débarqué chez mes parents pour m’annoncer qu’elle allait se marier avec l’homme le plus merveilleux du monde. Tu l’auras sans doute deviné, il s’agissait de Philippe. La femme que j’avais vu ce jour-là à son bras, n’était autre que sa sœur qui était de passage en ville. Mon amie avait jeté son dévolu sur Philippe et avait tout fait pour nous séparer et se jeter sur lui dès que j’ai eu le dos tourné. C’était une trahison. J’avais perdu ma meilleure amie et l’amour de ma vie.

« Je ne m’en suis jamais vraiment remise tu sais, je les voyais sans cesse et je devais faire bonne figure devant nos familles. Mes parents ne savaient pas le mauvais tour que Rose m’avait joué, ils pensaient que je m’étais détournée de Philippe par manque de sentiments, ce pour quoi j’avais repoussé ses avances. Je serais passée pour la pire des menteuses si j’avais dit un mot. Rose aurait tout nié en bloc. J’ai dû les côtoyer plusieurs années, assister à leur mariage et voir leurs enfants naître. Jusqu’à ce qu’ils déménagent pour le travail de Philippe et que je n’entende plus parler d’eux. J’étais enfin libre.

« Avec les années, j’ai tenté d’oublier Philippe avec d’autres hommes. Mais pas un ne lui arrivait à la cheville. Les années sont passées et j’ai arrêté d’essayer. Je préférais la solitude et je me suis enfermée dans ma tristesse, rejetant toute la culpabilité sur Rose.

« Suite à ta naissance, j’ai eu un déclic, j’ai compris que même si cette mauvaise amie avait été à l’origine de ma perte, j’avais été celle qui avais fait tous ces choix. C’est moi et moi seule qui ai sauté aux conclusions trop facilement lorsque j’ai vu Philippe avec sa sœur à son bras. C’est moi seule qui ai rejeté ses avances et qui l’ai laissé se détourner de moi. J’aurais pu lui parler directement au lieu de croire une amie aveuglément. Je suis la seule à avoir laissé passer ma chance auprès des hommes qui ont partagé ma vie par la suite. Certains valaient vraiment la peine de continuer et d’y croire. Malheureusement, j’étais trop idiote pour m’en rendre compte. Je préférais m’apitoyer sur mon sort et en vouloir à la terre entière de tous ces mensonges sur l’amour et l’amitié. Je me suis occupée de toi comme de mon enfant, celui que je n’aurai pas.

Je laissais échapper un sanglot et elle me regarda tout en poursuivant son récit.

— Aujourd’hui, les années ont passé et je n’ai plus trouvé l’occasion de refaire ma vie, je me sens trop vieille pour ça. J’aime ma vie, mais j’ai gâché ma chance de vivre un amour réel et ce à plusieurs reprises. Je vis dans mes regrets depuis si longtemps que je ne me rappelle même plus ce qu’est de vivre sans ce sentiment horrible qui me sert le cœur chaque jour.

J’avais tant de peine pour ma tante. Je ne m’étais pas imaginée qu’elle souffre autant d’un choix fait il y a si longtemps. Elle reprit.

— Le pire est que je te vois suivre le même chemin que moi. Tu me ressembles beaucoup ma chérie, tu réagis de la même façon, tu prends la même défense et tu t’enfermes toi-même dans ta peine comme si elle était plus confortable que de faire face à tes angoisses et d’aller de l’avant. Tu ne peux pas savoir si cet homme est le bon, mais il ne doit pas payer pour ce que ces petits cons t’ont fait il y a quelques années. C’est du passé maintenant. Ne vis pas dans la lâcheté comme je l’ai fait avec mes regrets. Tu n’y gagneras pas et tu souffriras malgré tous les efforts que tu fais pour l’éviter. Tu en pâtis déjà Louise. Qu’attends-tu pour rejoindre cet homme ? Que peut-il arriver de pire ?

— Je… j’ai peur d’avoir mal, j’ai peur de le perdre, j’ai peur qu’il m’abandonne dès qu’il aura eu ce qu’il voulait !!!

J’avais crié sans même m’en apercevoir, mais ma tante ne broncha pas.

— Parce que tu penses que ton comportement t’évitera de le perdre ? Et pourquoi partirait-il ? Ne t’a-t-il pas prouvé qu’il était prêt à tout pour toi ? Que c’était bien plus que pour le sexe qu’il était avec toi ? Ne mélange pas tout, il n’est pas Pierre, il n’est pas Kevin. Eux, ce sont des idiots de première, mais Tony n’a rien à voir avec ça. Je l’ai vu dans ses yeux, à sa manière de te regarder. C’est plus fort que ce qu’il ne veut bien t’avouer. C’est plus qu’une simple aventure et toi tu l’as abandonné.

La réalité me sauta alors aux yeux. Il s’était confié à moi, il m’avait expliqué sa plus grande crainte, ce qui avait fait qu’il n’attachait aucune importance à ses relations avec les femmes jusqu’au jour où il m’avait rencontré. Il avait peur d’être abandonné, rejeté sans raison, sans explication. Tout comme son père l’avait été. Et c’est exactement ce que j’avais fait en partant ainsi sans même un au revoir. Il me donnait tout, il était patient et ne me forçait pas à dépasser les limites que je ne voulais pas franchir.

Son invitation n’était qu’un moyen de m’aider à dépasser mon angoisse et j’avais tout foutu par terre en m’arrêtant à mes préjugés. Bien sûr qu’il avait envie de moi, mais il voulait aussi construire quelque chose avec moi. Soudain, son petit mot me revint en tête : « Tu peux avoir confiance en moi ». Et, lui, avait-il confiance en moi ?

Je voulais le voir, qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me pardonne mon égoïsme et mon immaturité.

— Vas-y Louise, qu’est-ce que tu attends ! Va le rejoindre. Ouvre ton cœur. Il ne t’arrivera rien de pire que de t’enfermer dans ta solitude.

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