Jeux de Confiance – Chap 15

Jeux de Confiance V2 Fb

Dimanche 31 décembre 2017

Tony

J’avais réussi à persuader Lou de se joindre à nous pour le Nouvel An, mais je crois que c’est surtout le beau discours de mon frère qui l’avait convaincu. Nous avions convenu d’aller la chercher vers vingt heures afin de lui laisser le temps de se préparer.

Lorsque je frappais à sa porte, j’avais le cœur qui battait à tout rompre. J’aurais voulu passer la journée avec elle et là, j’étais plus qu’impatient de la voir. Elle était comme une drogue pour moi. Plus je la voyais, plus j’en avais besoin.

Elle ouvrit et je fus ébloui. Où était ma douce Lou ? À sa place, une bombe d’élégance et de séduction se présentait à moi. Elle portait un haut noir découvrant ses épaules et ses clavicules. Un ras-de-cou noir dans la même matière et des boucles d’oreilles brillantes. Ses cheveux étaient relevés et révélaient sa nuque gracieuse. Elle portait une jupe grise évasée, plus courte que ce qu’elle avait l’habitude de porter. Ses collants noirs et ses talons finissaient de me galvaniser. Je la pris par la main et la fit tourner sur elle-même. Sa grâce et sa beauté m’éblouirent à nouveau.

— Tu es absolument sublime. Je ne sais pas si je vais accepter que mes potes te voient finalement.

— Oh n’exagère pas, dit-elle, le sourire jusqu’aux oreilles.

Je remarquai qu’elle s’était davantage maquillée que les autres jours. Cela restait léger mais le noir au coin de ses paupières et sa bouche plus rosée que d’habitude lui allait à ravir.

— Je n’exagère rien, tu es toujours très belle Lou. Mais ce soir… Tu es envoutante.

Je l’embrassais sur le front et descendais dans son cou, m’enivrant de son parfum fleuri. Je caressais son dos et ses épaules nues. Putain qu’est-ce que j’avais envie d’elle ! Je me serais encore contre elle, pressant mon sexe gorgé de sang contre son bas ventre. Elle me repoussa et j’admirais ses joues légèrement rosées. Elle s’éloigna pour récupérer son manteau et sa pochette.

— Tu es très beau Tony, la veste de costume te va particulièrement bien.

— Merci, j’espérais te séduire, fis-je d’un ton que je voulais dragueur.

Elle m’invita à sortir. Si je m’étais écouté, je l’aurais plaqué contre le mur, aurais déchiré ses collants et lui aurait fait l’amour à l’instant. Rien que de l’imaginer gémir en me sentant en elle, j’en ressentais une douleur dans l’entrejambe. Ce nouveau jeans était un peu trop étroit pour supporter toute cette tension.

Arrivés en bas de l’immeuble, Arthur siffla en la voyant arriver. Sa copine, qui nous avait rejoint dans la matinée, lui donna un coup de coude dans les côtes. Il lui susurra quelque chose à l’oreille et elle s’apaisa en l’embrassant. J’aidais Lou à s’asseoir côté passager.

— Salut Lou, tu es très jolie. Je te présente Marie, ma super petite amie !

— Très heureuse de te rencontrer Marie. Arthur ne nous a dit que du bien de toi.

— Salut Lou, contente de te connaître.

— Bon, maintenant que les présentations sont faites, c’est parti pour la meilleure soirée de l’année ! m’exclamais-je en démarrant.

Nous nous sentions un peu à l’étroit dans cette voiture, mais j’avais tenu à prendre ma Ferrari contrairement à mes habitudes. C’est plus classe vu l’occasion et je ne comptais pas boire afin de tous nous reconduire en sécurité. J’avais bien assez bu dans ma vie, je voulais que Lou expérimente un peu plus cette facette de la vie.

Nous arrivâmes dans un des bars les plus reconnus de la ville voisine. Nous trouvâmes rapidement mes potes qui hurlèrent en nous voyant. Ils avaient également invité quelques copines et amis à eux. Je vis tout de suite les regards qui passaient sur Lou. C’est vrai qu’elle sortait du lot. Elle était extraordinairement belle. Je resserrais ma prise sur sa taille afin de rappeler à tout le monde qu’elle était à moi. Ils pouvaient regarder mais il n’était pas question de toucher, ni même effleurer. Mais c’était peine perdue.

Kurt se jeta sur nous et embrassa Lou sur les joues en lui hurlant combien il était content de la revoir. La fille qui l’accompagnait, une blonde platine au décolleté plongeant, lança un regard assassin à ma douce avant de plaquer un sourire tout ce qu’il y a de plus faux pour lui faire la bise. Toutes des connasses !

Lou fit le tour de la troupe derrière moi et je la vis un peu crispée en sentant les mains de mes potes passer sur sa taille ou dans son dos. Dans ce genre de circonstance, il était difficile de dire : « pas touche ! ». Mais elle passa l’épreuve le sourire aux lèvres, venant rapidement se réfugier dans mes bras. Elle avait quelques centimètres de plus avec ses talons, mais sa tête se posa un instant sur mon épaule pour tout de suite reprendre constance et se redresser.

Je commandais des Guinness pour mon frère et moi. Il se chargea de la commande de sa copine et je demandais une Kriek pour Lou. J’espérais que cette bière sucrée à la cerise lui plaise. La soirée commença et j’étais heureux de voir que ma belle se détendait et semblait se sentir bien. Elle discuta un moment avec Kurt sous l’œil mauvais de sa meuf puis, fit un peu plus connaissance avec Marie.

Celle-ci était souriante et savait rire de tout. Je n’avais pas encore beaucoup discuté avec mais elle semblait gentille. Après un moment, Lou me demanda une autre bière du même genre et je lui commandai une aromatisée au citron. Elle la sirota en se déhanchant doucement au son de la musique de plus en plus entrainante. Les filles étaient en cercle, leur verre à la main et elles semblaient être prêtes pour aller danser. Je me retrouvais avec quelques-uns de mes potes.

— Tu nous avais caché que c’était de la bombe ta meuf ! s’indigna l’un d’eux.

— Eh oui, et comme tu le dis, c’est MA meuf.

— T’inquiète, je n’y toucherais pas. N’empêche qu’en plus d’être bien roulée c’est une tête. La meuf de Kurt elle a rien dans la cervelle. Tu l’as trouvé où celle-là ?

— Vas te faire mec ! répliqua mon meilleur ami. Pour ce soir, je ne compte pas vraiment engager un débat mais juste me la faire… Et pas qu’une fois !

Ils rirent grassement et continuèrent de parler des filles qui commençaient à sérieusement se remuer. Je voyais le joli fessier de Lou se balancer, son air mi-innocent, mi-euphorique au visage. L’alcool l’aidait certainement à se détendre.

— Bon, après vos verres on enclenche la seconde et on y va ? lançai-je en retournant mon attention vers mes amis.

— Ouais, ouais, acquiesça Kurt.

Deux heures plus tard, nous étions de nouveau installés autour d’une table. Cette fois dans une discothèque qui venait d’ouvrir. Lou en était à sa troisième bière, cette fois elle testait une blanche avec une rondelle de citron, qu’elle semblait aimer tout autant, même si elle la buvait plus lentement que les précédentes. En chemin, nous avions mangé chez un pote qui avait préparé des pâtes carbonara. Rien de tel pour passer une bonne soirée à picoler. Même si pour moi ce soir, c’était fini.

— Tu t’amuses ma douce ?

— Ouiiii !

— Oui, tu en a l’air. Alors, cette bière ?

— J’avoue que j’aime bien les fruitée. Mais celle-ci elle est bonne car elle est rafraichissante.

Je regardais ses joues rouges et notais que ses bras étaient bouillants sous mes mains. Il faisait chaud ici et l’alcool ne faisait qu’accentuer l’impression d’étouffement. Je savais que ce genre de soirée me plaisait de moins en moins et ce soir j’en avais la confirmation. Je n’étais là que pour passer un bon moment avec mes amis et surtout pour Lou.

Soudain, elle se leva afin de suivre Marie et les autres filles qui allaient danser. A peine s’étaient-elles mises à se dandiner que les mecs aux alentours les matèrent. Je devais avouer qu’elles étaient toutes jolies. Même si Louise était la plus élégante et belle à mon goût.

Je lançais un regard vers les gars autour de la table et d’un même mouvement, presque affolé, nous rejoignirent les filles. Nous arrivâmes, mort de rire devant notre panique à l’idée qu’un autre mec puisse venir poser la main sur la « nôtre ». Parfois, nous étions des bêtes face à nos proies. Nous voulions les protéger afin qu’un autre ne puisse pas nous la dérober. En parlant de ça, j’avais de plus en plus envie de Lou moi ! Surtout en la voyant comme ça, le regard sombre et les joues rosées.

Elle m’accueillit en se laissant embrasser dans le cou, penchant la tête en arrière, ce qui ne fit qu’accentuer mon désir. Elle frottait ses fesses contre moi et mon sexe se durcit. Si elle ne savait pas que j’avais envie de lui faire l’amour, je crois qu’elle ne le comprendrait jamais. Nous dansâmes un moment, parfois seuls en se regardant avec gourmandise, parfois l’un contre l’autre. Elle se mit même à danser avec Marie et rigolèrent comme deux folles. À l’occasion d’une pause pour s’hydrater, j’en profitais pour la questionner un peu.

— Tu es déjà venue en boite ?

— Oui, une fois, mais ce n’était pas aussi bien qu’aujourd’hui, hurla-t-elle afin de se faire entendre au-dessus de la musique.

Elle repartit presque aussitôt danser et je restais un moment avec mon frère, affalés sur les canapés.

— Elles ont la pêche les filles !

— C’est clair. Je m’fais vieux !

— Ouais et sans ta dose d’alcool c’est pas pareil.

— Arf, tu m’étonne. Mais je préfère en rester là pour ce soir.

— T’es sûr ? Moi je ne compte pas m’arrêter là, s’enthousiasma mon frère en hélant une serveuse qui passait à proximité.

Je regardais les filles danser en rigolant et je laissais mes yeux avides admirer Lou. Tout en elle était élégance, charme et beauté. Certains de mes potes la regardaient un peu trop mais aucun ne s’était avisé de lui lancer le même genre de propos qu’il se permettait avec leur « coup du soir ». Ils savaient qu’elles ne jouaient pas dans la même cour et j’étais très fière de l’avoir à mon bras. Je la rejoignis, crevé, mais gourmand de son corps contre le mien.

Je l’invitais à se frotter toujours plus contre moi, embrassant ses épaules et laissant balader mes mains sur ses fesses fermes. Elle ne me repoussa pas, au contraire, elle-même semblait profiter de l’occasion pour passer ses mains sur ma chemise.

Son souffle chaud dans mon cou et sur mes lèvres, ses yeux qui s’ouvraient sur un regard plein de désir m’invitaient à poursuivre. J’étais en feu quand nous retournâmes à nos places pour commander du champagne. À minuit, lorsque le DJ annonça le passage à la nouvelle année, j’enlaçai Lou et l’embrassai comme jamais. Je voulais lui montrer combien je tenais à elle. Elle semblait aux anges et accepta les embrassades plus que généreuses de mes potes.

Les filles se remirent à danser, leur coupe de champagne à la main. À deux heures passées, ma pauvre Lou était sur les genoux. Ses pieds la faisaient souffrir et elle semblait avoir un peu trop bu. Elle n’était pas malade mais elle ne voulait plus aller danser depuis une bonne demi-heure.

— Tu veux rentrer à la maison, lui susurrais-je à l’oreille, espérant la ramener chez moi.

— Oui, j’aimerais bien, murmura-t-elle.

Je lançais un regard à Arthur qui caressait les cheveux de Marie. Celle-ci aussi semblait prête à dormir sur son épaule. Nous fîmes le tour de tout le monde pour leur souhaiter une bonne soirée et une bonne nuit. Je n’avais pas vu Kurt ni sa meuf. Ils devaient être dans un endroit tranquille.

Une fois dans la voiture, je démarrais et ramenais tout ce petit monde à mon studio. Arthur et moi avions installé un matelas gonflable et des draps pour lui et sa copine. Les filles prirent une douche et Lou enfila de nouveau un de mes tee-shirt et pantalon de jogging. Les souvenirs de la première nuit rejaillirent en moi et nous échangeâmes un sourire complice en nous enlaçant. Elle était douce et fraiche. J’avais besoin d’une douche moi aussi. Dès que mon frère fut sorti, j’allai prendre sa place.

Lorsque je sortis, chacun était couché et Arthur me lança un regard dépité en m’indiquant sa copine profondément endormie à côté de lui. Je ris en silence en allant rejoindre mon lit. Lou était éveillée mais elle n’était pas loin de sombrer elle aussi. Moi j’étais surexcité à l’idée de passer à nouveau la nuit avec elle. Je l’enserrais de mes bras et la pressais contre moi. Je ne vis plus son désir dans son regard, mais plutôt de l’apaisement. Alors je l’embrassais sur le front et caressais simplement ses bras nus et sa jambe posée sur moi.

Son souffle se fit plus lourd, elle s’endormit en moins de deux. J’aimais la sentir contre moi car je la savais en confiance. Pourtant, cela ne me suffisait pas. En boîte, je m’étais imaginé que je pourrais enfin la voir céder, mais j’avais oublié la fatigue et la présence de mon frère juste à côté du lit. Je voyais mes chances s’évanouirent à mesure qu’elle sombrait dans le sommeil.

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